Points clés
- 26,0 % des adultes au Canada vivent avec une obésité, selon les derniers chiffres de l’OMS. Cela représente environ 9,1 millions d’adultes, bien au-dessus de la moyenne mondiale de 16,2 %.
- Le Canada est l’un des rares pays où les hommes sont un peu plus touchés que les femmes : 27,5 % des hommes contre 24,4 % des femmes.
- 11,6 % des enfants et adolescents de 5 à 19 ans vivent avec une obésité, les garçons (13,3 %) étant plus touchés que les filles (9,8 %).
- Le taux chez les adultes a presque doublé depuis 1990, où il était de 14,0 %. La hausse a ralenti ces dernières années, mais elle ne s’est pas inversée.
- L’enquête de Statistique Canada situe le taux adulte autour de 30 %, avec de grands écarts entre provinces : de 26 % en Colombie-Britannique à 43 % au Nouveau-Brunswick.
- Le nouveau symbole nutritionnel sur le devant des emballages et le Guide alimentaire canadien sont les principaux outils nationaux ; trouver un médecin de famille reste le plus grand obstacle aux soins.
- 26,0%Adultes vivant avec l’obésité+12,0 points de pourcentage depuis 1990
- 27,5%Hommes
- 24,4%Femmes
- 11,6%Enfants et adolescents (5–19 ans)Moyenne mondiale: 8,2%
- #80Rang mondial (sur 196 pays)Moyenne mondiale: 16,2%
Observatoire mondial de la santé de l’OMS (estimations NCD-RisC), derniers chiffres (mise à jour 2026)
Quelle est la fréquence de l’obésité au Canada ?
Environ un adulte canadien sur quatre vit avec une obésité : 26,0 % selon les dernières estimations de l’OMS, soit à peu près 9,1 millions de personnes de 18 ans et plus. Le Canada se classe 80e sur 196 pays, près du milieu du tableau mondial mais bien au-dessus de la moyenne planétaire.
La répartition entre les sexes est inhabituelle. Dans le monde, les femmes sont plus souvent touchées que les hommes ; au Canada, le taux est pourtant de 27,5 % chez les hommes et de 24,4 % chez les femmes. On retrouve le même schéma chez les jeunes : 13,3 % des garçons de 5 à 19 ans vivent avec une obésité, contre 9,8 % des filles.
Au total, 11,6 % des enfants et adolescents canadiens se situent dans la zone de l’obésité. C’est plus que le chiffre mondial de 8,2 % pour cette tranche d’âge, mais environ la moitié du taux observé au sud de la frontière.
Ce que disent les enquêtes nationales canadiennes
Statistique Canada suit l’obésité surtout grâce à l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, où les gens déclarent eux-mêmes leur taille et leur poids. Une fois corrigée du biais de déclaration habituel, elle montre que près de 30 % des adultes vivaient avec une obésité lors du dernier cycle, contre environ 21 % deux décennies plus tôt.
Dans cette enquête, femmes et hommes affichaient le même taux, 30 % chacun. La proportion était la plus basse chez les adultes de 18 à 34 ans (25 %) et atteignait un sommet de 34 % entre 50 et 64 ans.
Pourquoi corriger les chiffres ? Les gens ont tendance à déclarer un peu moins de poids et un peu plus de taille qu’en réalité. Statistique Canada a constaté que, sans ajustement, l’enquête sous-estimerait l’obésité de six ou sept points de pourcentage. Son Enquête canadienne sur les mesures de la santé, où le personnel mesure réellement les participants, donne des résultats proches des chiffres ajustés.
Les chiffres nationaux et l’estimation de l’OMS présentée ici ne sont pas construits de la même façon. L’OMS et NCD-RisC combinent de nombreuses enquêtes avec mesures et tiennent compte de la structure par âge de la population : leur chiffre sert à comparer les pays, pas à suivre une province en particulier.
De grands écarts entre les provinces
L’endroit où l’on vit au Canada fait une grande différence. Dans les dernières données de Statistique Canada, le taux chez les adultes atteignait 43 % au Nouveau-Brunswick et 42 % à Terre-Neuve-et-Labrador, contre 26 % en Colombie-Britannique et 29 % au Québec.
La Saskatchewan (38 %), l’Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse (36 % chacune) ainsi que le Manitoba (34 %) dépassaient aussi la moyenne nationale, tandis que l’Ontario et l’Alberta s’en approchaient. Les provinces de l’Atlantique et des Prairies portent donc un fardeau plus lourd que la côte Ouest.
Le tour de taille raconte une partie de l’histoire
L’indice de masse corporelle ne dit pas où la graisse est stockée ; l’Enquête sur les mesures de la santé mesure donc aussi le tour de taille. L’obésité abdominale, soit un tour de taille supérieur à 102 cm chez les hommes ou à 88 cm chez les femmes, a été relevée chez 51 % des femmes et 37 % des hommes.
Même parmi les adultes dont l’IMC se trouvait dans la zone santé, 9 % avaient un tour de taille élevé. Dans l’ensemble, un tour de taille élevé devenait plus fréquent avec l’âge. Vous pouvez vérifier vos propres chiffres avec notre calculateur de tour de taille, et lire pourquoi les deux mesures comptent sur notre page IMC et tour de taille.
Comment l’obésité au Canada a évolué depuis 1990
L’obésité chez les adultes au Canada est passée de 14,0 % en 1990 à 26,0 % aujourd’hui, une hausse de 12 points de pourcentage. L’essentiel de cette montée s’est produit dans les vingt premières années ; depuis, la courbe s’est aplatie, mais elle n’est pas redescendue.
Source: Observatoire mondial de la santé de l’OMS (estimations NCD-RisC), derniers chiffres (mise à jour 2026)
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| 1990 | 2000 | 2010 | 2020 | Derniers chiffres | |
|---|---|---|---|---|---|
| Adultes | 14,0% | 20,1% | 24,3% | 25,6% | 26,0% |
| Enfants et adolescents | 4,9% | 8,8% | 11,4% | 11,5% | 11,6% |
La hausse a été plus forte chez les hommes. Leur taux est passé de 13,9 % à 27,5 %, presque le double, tandis que celui des femmes est passé de 14,0 % à 24,4 %. En 1990, les deux étaient à égalité ; aujourd’hui, les hommes sont devant.
Ce sont les jeunes qui ont connu le plus grand changement relatif. Chez les Canadiens de 5 à 19 ans, l’obésité est passée de 4,9 % en 1990 à 11,6 % maintenant, soit plus de deux fois plus fréquente, et là aussi l’essentiel du changement est survenu tôt.
Une hausse dans chaque province
Une étude parue dans CMAJ Open a suivi plus de 746 000 adultes sur sept cycles d’enquête et a constaté que l’obésité ajustée était passée de 22,2 % à 27,2 % en quatorze ans. L’augmentation touchait les deux sexes, tous les groupes d’âge et chaque province et territoire.
Terre-Neuve-et-Labrador avait le taux le plus élevé dans cette étude et la Colombie-Britannique le plus bas. Le Québec et l’Alberta, sans être en tête, ont connu la hausse relative la plus rapide sur la période.
Ces résultats rejoignent le portrait plus large dressé par NCD-RisC : dans beaucoup de pays occidentaux à revenu élevé, la progression de l’obésité adulte a ralenti et, dans certains, elle s’est stabilisée. Le Canada semble suivre ce chemin, en plafonnant à un niveau élevé plutôt qu’en reculant.
Pourquoi l’obésité est-elle si élevée au Canada ?
L’obésité au Canada s’explique surtout par une offre alimentaire bâtie autour des produits ultra-transformés, combinée à des journées où l’on reste beaucoup assis. Le revenu, l’insécurité alimentaire et le lieu de résidence déterminent la force avec laquelle ces facteurs frappent.
Pour le portrait général de ce qui fait prendre du poids, consultez notre page sur les causes de l’obésité.
Près de la moitié des calories viennent d’aliments ultra-transformés
Une analyse nationale publiée dans Public Health Nutrition a examiné tout ce que les Canadiens mangeaient en une journée. Les aliments et boissons ultra-transformés, comme les boissons gazeuses, les collations emballées, les céréales sucrées et les plats préparés, fournissaient en moyenne 44,9 % de l’énergie quotidienne.
Les enfants et les adolescents en consommaient le plus : plus de la moitié des calories des 6 à 12 ans (51,9 %) et des 13 à 18 ans (50,7 %) provenaient de ces produits.
Ces aliments sont bon marché, savoureux, massivement publicisés et faciles à avaler vite, ce qui fait qu’on mange plus que nécessaire sans s’en rendre compte. Notre page sur l’environnement alimentaire explique comment les commerces, les prix et la publicité orientent les choix de tous les jours.
Insécurité alimentaire et immigration
La même étude a révélé un net gradient social. Les personnes vivant dans des ménages en grave insécurité alimentaire tiraient 50,8 % de leur énergie des produits ultra-transformés, contre 42,8 % dans les ménages où l’accès à la nourriture est assuré. Quand l’argent manque, les calories les moins chères sont souvent les moins saines.
Un résultat frappant concernait aussi les nouveaux arrivants. Les immigrants récents tiraient 42,2 % de leur énergie des aliments ultra-transformés, contre 54,4 % pour les personnes nées au Canada, après ajustement pour d’autres facteurs. Les immigrants de longue date (45,1 %) se situaient entre les deux, ce qui laisse penser que l’écart se réduit à mesure que les gens vivent au Canada.
Âge, région et vie quotidienne
Selon Statistique Canada, l’obésité au Canada augmente tout au long de la vie active et culmine dans la cinquantaine et au début de la soixantaine. Le poids a tendance à grimper lentement au fil de décennies de travail et de vie de famille bien remplies ; c’est pourquoi de petites habitudes durables comptent plus que de courtes périodes de régime.
Les taux plus élevés dans les provinces de l’Atlantique et des Prairies n’ont pas d’explication unique démontrée. Les différences de revenu, de prix des aliments, d’âge et de caractère rural d’une province jouent probablement un rôle, et aucune d’elles n’est une faute personnelle.
Conséquences de l’obésité sur la santé au Canada
L’obésité augmente le risque de diabète de type 2, d’hypertension, de maladies du cœur, de certains cancers et de problèmes articulaires, et au Canada elle entraîne aussi un coût économique important. Statistique Canada note qu’un tour de taille élevé était associé à une probabilité plus forte de facteurs de risque comme l’hypertension, même chez des personnes dont l’IMC paraissait normal.
Une étude publiée dans BMC Public Health a estimé que ne pas traiter efficacement l’obésité coûte au Canada environ 27,6 milliards de dollars canadiens par année. De cette somme, 5,9 milliards sont des dépenses de santé supplémentaires et 21,7 milliards des coûts indirects : revenus plus faibles, retrait du marché du travail et perte de productivité. Les auteurs soulignent que les femmes en supportent une part disproportionnée.
Le fardeau n’est pas seulement physique. Une revue systématique de la recherche canadienne a constaté que les personnes vivant avec une obésité et plusieurs autres problèmes de santé avaient souvent une moins bonne santé mentale, et que la façon dont les soignants parlent du poids peut renforcer la stigmatisation.
Lisez-en plus sur les risques de l’obésité pour la santé et sur la stigmatisation liée au poids dans les soins de santé.
Que fait le Canada contre l’obésité ?
L’approche nationale du Canada repose sur des conseils de saine alimentation, un étiquetage alimentaire plus clair et un guide de pratique clinique qui traite l’obésité comme une maladie chronique. La couverture des soins de l’obésité varie encore d’une province à l’autre.
Le Guide alimentaire canadien
Le Guide alimentaire canadien utilise un modèle d’assiette simple, où les légumes et les fruits occupent la moitié de l’assiette. Il invite à faire de l’eau la boisson de choix et à manger davantage de protéines végétales, comme les haricots, les lentilles, le soya et les noix.
Le guide met ouvertement en garde contre les aliments ultra-transformés, qu’il décrit comme des aliments qui nuisent à une saine alimentation. Il a aussi abandonné l’ancien arc-en-ciel des groupes alimentaires au profit d’un ensemble de conseils, de recettes et de vidéos en ligne.
Le symbole nutritionnel sur le devant de l’emballage
Les aliments emballés riches en gras saturés, en sucres ou en sodium portent maintenant sur le devant un symbole en forme de loupe. Les règles de Santé Canada s’appliquent à la plupart des aliments préemballés fabriqués ou importés au Canada ; les entreprises ont eu une période de transition de plusieurs années, aujourd’hui terminée.
En général, un aliment doit porter le symbole quand une portion fournit 15 % ou plus de la valeur quotidienne de l’un de ces nutriments. Certains aliments en sont exemptés. Les stocks plus anciens fabriqués avant l’échéance peuvent encore être vendus, de sorte que vous verrez les deux types d’emballage en magasin pendant un moment.
Le guide canadien de pratique clinique sur l’obésité chez l’adulte
Obésité Canada et l’Association canadienne des médecins et chirurgiens bariatriques ont publié le Guide de pratique clinique de l’obésité chez l’adulte, résumé dans le Journal de l’Association médicale canadienne. Il définit l’obésité comme une maladie chronique et demande aux cliniciens de se concentrer sur la santé et la qualité de vie, pas seulement sur le chiffre de la balance.
Un chapitre entier porte sur les préjugés liés au poids. Il invite les soignants à examiner leurs propres attitudes, à éviter les mots et les images qui jugent, et à ne pas supposer que chaque plainte est causée par le poids. Les chapitres sont en libre accès et sont mis à jour au fil des nouvelles données.
Là où les politiques ne suffisent pas
Une revue systématique récente a relevé un écart entre ce que recommande le guide et ce que les Canadiens peuvent réellement obtenir. Parmi les obstacles : les attitudes des soignants, des objectifs différents entre patients et médecins, un accès difficile aux soins et une utilisation limitée des piliers de traitement recommandés.
La couverture des services de diététistes, de psychologues, de programmes d’exercice et d’autres soins de l’obésité varie selon la province et l’assurance privée. La qualité des soins dépend donc en partie du code postal et de l’employeur.
Où les Canadiens peuvent-ils trouver de l’aide contre l’obésité ?
Pour la plupart des gens au Canada, la première étape est un médecin de famille ou une infirmière praticienne, dont les services sont couverts par le régime d’assurance maladie de la province ou du territoire. Ils peuvent évaluer votre santé, mesurer votre tension artérielle et votre glycémie, et vous orienter vers une diététiste, une clinique de gestion du poids ou d’autres services là où ils existent.
Trouver un médecin de famille est la partie difficile pour beaucoup. Dans un sondage de l’Institut Angus Reid, la moitié des Canadiens ont dit qu’ils n’avaient pas de médecin de famille ou avaient du mal à voir celui qu’ils avaient, et un sur huit cherchait depuis plus d’un an ou avait abandonné.
Si c’est votre cas, inscrivez-vous sur la liste d’attente de votre province pour obtenir un médecin de famille si elle existe, rendez-vous dans une clinique sans rendez-vous ou un centre de santé communautaire, ou demandez à un pharmacien quels programmes locaux existent.
Apportez une courte liste de questions ; notre aide-mémoire pour la visite chez le médecin vous aide à tirer le meilleur d’un court rendez-vous.
Obésité Canada
Obésité Canada est un organisme national qui travaille avec les professionnels de la santé, les chercheurs et les personnes vivant avec une obésité. Avec les médecins et chirurgiens bariatriques, il a produit le guide national de pratique clinique, qui comprend des messages clés rédigés pour les patients, par exemple sur les préjugés liés au poids et sur ce à quoi devraient ressembler de bons soins de l’obésité.
Lire ces messages destinés aux patients avant un rendez-vous peut vous aider à demander les soins que décrit le guide. Vous avez le droit d’être traité avec respect, quelle que soit votre taille.
L’obésité au Canada comparée au reste du monde
Le taux d’obésité adulte du Canada, 26,0 %, dépasse d’environ 10 points de pourcentage la moyenne mondiale de 16,2 %. Il reste toutefois bien en dessous de ses deux voisins nord-américains : les États-Unis à 41,0 % et le Mexique à 37,4 %.
Source: Observatoire mondial de la santé de l’OMS (estimations NCD-RisC), derniers chiffres (mise à jour 2026)
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| 1990 | 2000 | 2010 | 2020 | Derniers chiffres | |
|---|---|---|---|---|---|
| Canada | 14,0% | 20,1% | 24,3% | 25,6% | 26,0% |
| Moyenne mondiale | 6,7% | 8,7% | 11,5% | 14,6% | 16,2% |
En 1990, le taux canadien de 14,0 % représentait déjà environ le double du chiffre mondial de 6,7 %. Depuis, le monde rattrape son retard, car l’obésité progresse maintenant le plus vite dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, alors que la courbe du Canada s’est aplatie.
Chez les jeunes, la comparaison est semblable. Les 11,6 % du Canada chez les 5 à 19 ans dépassent la moyenne mondiale de 8,2 %, mais représentent environ la moitié du taux américain de 21,8 %. Vous pouvez voir comment chaque pays se compare dans notre tableau de l’obésité par pays, et apprendre les bases de la maladie sur qu’est-ce que l’obésité.
Comment Obesity Foundation peut vous aider à perdre du poids au Canada
Que vous habitiez au centre-ville de Montréal ou dans un petit village de la Saskatchewan, Obesity Foundation offre une aide gratuite et concrète pour perdre du poids grâce à une bonne alimentation, un exercice adapté et la marche. Tout est gratuit, en ligne et sans jugement, pour que vous puissiez commencer en attendant un médecin de famille.
Parlez d’abord à votre médecin avant de changer votre façon de manger ou de bouger, surtout si vous prenez des médicaments ou avez un problème de santé. Choisissez ensuite un premier pas qui cadre avec votre semaine :
- Composez votre assiette : notre plan alimentaire gratuit fonctionne avec des aliments d’épicerie ordinaires et suit l’idée de la demi-assiette de légumes du Guide alimentaire canadien.
- Marchez, même en hiver : notre plan de marche commence par quelques minutes par jour ; un centre commercial, une piste intérieure ou un corridor font l’affaire quand les trottoirs sont glacés.
- Bougez à l’intérieur : le cardio à faible impact ménage les genoux et les hanches et ne demande aucun gym.
- Connaissez vos chiffres : nos calculateurs gratuits vous aident à fixer un premier objectif réaliste.
- Ayez quelqu’un de votre côté : réservez une rencontre vidéo gratuite (en anglais) avec notre équipe, ou joignez-vous au Club Obesity Foundation pour continuer avec d’autres.
Questions fréquentes
Quelle est la fréquence de l’obésité au Canada ?
Les derniers chiffres de l’OMS situent l’obésité adulte au Canada à 26,0 %, soit environ 9,1 millions d’adultes. Chez les enfants et adolescents de 5 à 19 ans, le taux est de 11,6 %. Le Canada se classe 80e sur 196 pays, au-dessus de la moyenne mondiale mais bien en dessous des États-Unis et du Mexique.
L’obésité augmente-t-elle encore au Canada ?
L’obésité adulte a presque doublé depuis 1990, passant de 14,0 % à 26,0 %, mais l’essentiel de cette hausse s’est produit dans les deux premières décennies. Ces dernières années, la courbe de l’OMS est presque plate. Les données d’enquête nationales montraient encore de petites hausses dans chaque province : le problème s’est donc stabilisé à un niveau élevé plutôt que disparu.
Quelle province a le taux d’obésité le plus élevé au Canada ?
Dans les dernières données de Statistique Canada, le Nouveau-Brunswick avait le taux adulte le plus élevé, à 43 %, suivi de Terre-Neuve-et-Labrador à 42 % et de la Saskatchewan à 38 %. La Colombie-Britannique avait le plus bas, à 26 %, et le Québec se situait aussi sous la moyenne nationale, à 29 %.
Pourquoi Statistique Canada rapporte-t-il un taux d’obésité plus élevé que l’OMS ?
Statistique Canada corrige à la hausse la taille et le poids autodéclarés, parce que les gens ont tendance à sous-déclarer leur poids, et il publie la proportion brute d’adultes. L’OMS utilise des estimations modélisées et normalisées selon l’âge, conçues pour comparer les pays. Les deux approches répondent à des questions un peu différentes, si bien qu’environ 30 % et 26 % peuvent être justes tous les deux.
Où trouver de l’aide contre l’obésité au Canada si je n’ai pas de médecin de famille ?
Inscrivez-vous sur la liste d’attente de votre province pour un médecin de famille si elle existe et, en attendant, allez dans une clinique sans rendez-vous, un centre de santé communautaire ou chez une infirmière praticienne. Le guide national de pratique clinique sur l’obésité, résumé dans le Journal de l’Association médicale canadienne, décrit ce que sont de bons soins. Obesity Foundation offre aussi une rencontre vidéo gratuite (en anglais) et un plan alimentaire et de marche gratuit que vous pouvez commencer tout de suite.
Les hommes ou les femmes sont-ils plus touchés par l’obésité au Canada ?
Dans les estimations de l’OMS, un peu plus d’hommes (27,5 %) que de femmes (24,4 %) vivent avec une obésité, et les garçons sont plus touchés que les filles. L’enquête ajustée de Statistique Canada a trouvé un taux égal de 30 % pour les deux sexes. Les femmes ont toutefois plus souvent un tour de taille élevé, selon les données mesurées.
Sources
- Statistique Canada – An overview of weight and height measurements on World Obesity Day (2024) (en anglais)
- Lytvyak E et al. – Trends in obesity across Canada from 2005 to 2018: a consecutive cross-sectional population-based study. CMAJ Open (2022) (en anglais)
- Polsky JY et al. – Socio-demographic correlates of ultra-processed food consumption in Canada. Public Health Nutrition (2024) (en anglais)
- Chen F et al. – Modeling the cost of inaction in treating obesity in Canada. BMC Public Health (2025) (en anglais)
- Longuet C et al. – Humanistic burden and gaps in care and treatment policies of obesity in Canada: a systematic review. Advances in Therapy (2026) (en anglais)
- Wharton S et al. – Obesity in adults: a clinical practice guideline. CMAJ (2020) (en anglais)
- Fondation des maladies du cœur et de l’AVC – 6 things you can learn from the new Food Guide (en anglais)
- BLG – Mandatory Canadian front-of-package labelling by 2026: are you prepared? (2025) (en anglais)
- Institut Angus Reid – Health care access: half of Canadians either don’t have a family doctor or struggle to see the one they have (2026) (en anglais)
- NCD Risk Factor Collaboration – Obesity rise plateaus in developed nations and accelerates in developing nations. Nature (2026) (en anglais)
