Cette page donne des informations générales et neutres, pas un avis médical personnalisé. Ne commencez, ne modifiez et n’arrêtez jamais un médicament sans en parler à votre médecin. L’autorisation, la disponibilité et le remboursement varient selon les pays. Informations vérifiées en octobre 2026.
Quelle est la position d’Obesity Foundation ?
Obesity Foundation ne recommande pas et ne promeut pas les médicaments pour perdre du poids. Nous expliquons ce que sont ces médicaments parce que beaucoup de personnes se posent des questions et méritent des faits honnêtes. C’est avec votre médecin que vous pouvez voir si un médicament vous convient ; cette décision vous appartient.
Pour notre part, nous misons sur une bonne alimentation, une activité physique adaptée à votre niveau et la marche, avec le sommeil et le soutien.
Que sont les médicaments pour perdre du poids et comment agissent-ils ?
La plupart des médicaments pour perdre du poids utilisés aujourd’hui reproduisent l’action du GLP-1, une hormone libérée par l’intestin après le repas, qui signale au cerveau que vous êtes rassasié. Ils diminuent l’appétit et ralentissent la vidange de l’estomac.
Le sémaglutide et le liraglutide agissent sur le récepteur du GLP-1. Le tirzépatide agit sur deux récepteurs hormonaux, ceux du GIP et du GLP-1. Ces médicaments font aussi baisser la glycémie, c’est pourquoi certains ont d’abord été développés contre le diabète de type 2.
Des médicaments plus anciens agissent autrement, par exemple en bloquant l’absorption d’une partie des graisses alimentaires.
Les médicaments ne remplacent pas une bonne alimentation, l’activité physique et le sommeil. Pour en savoir plus sur la biologie de l’appétit, consultez notre page génétique et biologie.
Quels médicaments sont autorisés ?
En octobre 2026, les principaux médicaments pour perdre du poids autorisés dans l’Union européenne (UE) et aux États-Unis sont présentés ci-dessous. Dans les essais, tous les participants recevaient aussi des conseils sur l’alimentation et l’activité physique. Les résultats variaient beaucoup d’une personne à l’autre, et l’effet ne durait que tant que le médicament était pris.
| Médicament | Mode d’administration | Autorisation (UE / États-Unis) |
|---|---|---|
| Tirzépatide | Injection, une fois par semaine | UE et États-Unis |
| Sémaglutide | Injection, une fois par semaine, ou comprimé, une fois par jour | Injection : UE et États-Unis. Comprimé : États-Unis et UE |
| Orforglipron | Comprimé, une fois par jour | États-Unis ; décision de l’UE attendue après un avis favorable des experts en octobre 2026 |
| Liraglutide | Injection, une fois par jour | UE et États-Unis |
| Naltrexone/bupropion | Comprimés, tous les jours | UE et États-Unis |
| Phentermine/topiramate | Gélule, tous les jours | États-Unis (non autorisé dans l’UE) |
| Orlistat | Gélule à prendre aux repas | UE et États-Unis |
Quelques remarques sur ce tableau :
- L’orlistat bloque l’absorption d’une partie des graisses alimentaires. Une dose plus faible est vendue sans ordonnance dans certains pays.
- Pour la naltrexone/bupropion, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a achevé une réévaluation de la sécurité. Le traitement doit être arrêté si la personne n’a pas perdu au moins 5 % de son poids après 16 semaines, ou ne maintient pas cette perte après un an.
- Le setmélanotide est autorisé pour quelques formes génétiques rares d’obésité, confirmées par un test génétique.
Que dit la ligne directrice de l’OMS ?
L’OMS a publié sa première ligne directrice sur les médicaments GLP-1 contre l’obésité. Elle formule deux recommandations conditionnelles : les adultes vivant avec l’obésité, à l’exception des femmes enceintes, peuvent utiliser ces médicaments comme traitement au long cours, et les personnes qui les utilisent peuvent se voir proposer un accompagnement intensif sur l’alimentation et l’activité physique.
L’OMS qualifie ces recommandations de conditionnelles car les données à long terme, les coûts et l’équité d’accès restent incertains. Elle souligne aussi que, même dans le meilleur des cas, la production pourrait couvrir moins de 10 % des personnes vivant avec l’obésité.
À qui ces médicaments peuvent-ils être prescrits ?
La plupart des médicaments pour perdre du poids sont autorisés chez les adultes ayant un IMC de 30 ou plus, ou un IMC de 27 ou plus avec au moins un problème de santé lié au poids, comme un diabète de type 2, une hypertension artérielle ou une apnée du sommeil.
Certains sont aussi autorisés chez l’adolescent à partir de 12 ans. Les règles nationales sur les personnes qui peuvent en bénéficier, et sur leur remboursement, sont souvent plus strictes et varient selon les pays. Seul un médecin peut les prescrire, après avoir tenu compte de votre santé, de vos autres médicaments et de vos souhaits.
Consultez nos pages sur l’IMC et le tour de taille et sur l’obésité clinique pour savoir comment les médecins évaluent l’obésité.
Quels sont les effets indésirables ?
Les effets indésirables sont fréquents, surtout au niveau digestif. Dans les essais sur les médicaments GLP-1, 28 à 44 % des personnes ont eu des nausées, 21 à 30 % une diarrhée et 11 à 24 % une constipation. Des vomissements, des brûlures d’estomac et de la fatigue surviennent aussi. Ces effets sont plus fréquents au début du traitement ou lors d’une augmentation de dose.
Parmi les risques rares mais graves :
- Inflammation du pancréas (pancréatite) : consultez en urgence en cas de douleur abdominale intense qui irradie dans le dos et ne passe pas.
- Problèmes de vésicule biliaire, comme des calculs biliaires.
- Déshydratation due aux vomissements ou à la diarrhée, qui peut affecter les reins.
- Perte soudaine de la vision due à une affection appelée NOIAN : l’EMA la considère comme un effet indésirable très rare du sémaglutide, touchant jusqu’à 1 utilisateur sur 10 000. Contactez un médecin en urgence si votre vue baisse brusquement.
- Risques lors d’une anesthésie : comme l’estomac se vide plus lentement, signalez toujours à votre chirurgien et à votre anesthésiste que vous prenez ces médicaments.
Aux États-Unis, les notices du sémaglutide, du liraglutide et du tirzépatide déconseillent aussi leur utilisation en cas d’antécédents personnels ou familiaux de cancer médullaire de la thyroïde ou du syndrome apparenté NEM2.
Perd-on du muscle avec ces médicaments ?
Oui, une partie du poids perdu est de la masse maigre, dont du muscle, comme lors de toute perte de poids importante. Une bonne alimentation avec suffisamment de protéines, la marche quotidienne et des exercices de renforcement musculaire au moins deux fois par semaine aident à protéger les muscles et les os. Nos séances d’exercices gratuites comprennent du renforcement musculaire à chaque niveau.
Consultez notre page sur l’accompagnement du mode de vie pour des conseils pratiques.
Que se passe-t-il à l’arrêt ?
Lorsqu’on arrête ces médicaments, la plus grande partie du poids perdu revient généralement, souvent en un à deux ans. Dans l’extension de l’essai STEP 1, les participants ont repris environ les deux tiers du poids perdu dans l’année suivant l’arrêt du sémaglutide.
Une analyse récente de 37 études publiée dans The BMJ a estimé que le poids revient à son niveau de départ environ 1,5 an après l’arrêt des médicaments les plus récents, et que les bénéfices sur la glycémie et la tension artérielle s’estompent aussi.
La reprise de poids n’est pas un échec personnel. Elle montre avec quelle force l’organisme défend son poids. Parlez-en à votre médecin avant d’arrêter. Pour en savoir plus, consultez notre page sur la reprise de poids.
Qu’en est-il du coût et de l’accès ?
Le coût et l’accès varient beaucoup d’un pays à l’autre. Dans certains pays, les médicaments pour perdre du poids ne sont remboursés que pour certains groupes, dans d’autres pas du tout, et il y a parfois eu des pénuries. Comme le poids revient généralement à l’arrêt, les coûts se poursuivent souvent aussi longtemps que le médicament est pris.
Demandez à votre médecin ou à votre assurance maladie ce qui s’applique là où vous vivez.
Que ne sait-on pas encore ?
Les médicaments les plus récents ne sont largement utilisés que depuis quelques années : les données sur une utilisation pendant de nombreuses années sont encore en cours de collecte. Des questions restent ouvertes sur la sécurité à long terme, sur ce qui se passe en cas d’arrêts et de reprises répétés, et sur les effets chez les personnes âgées et les adolescents.
C’est l’une des raisons pour lesquelles l’OMS a rendu ses recommandations conditionnelles.
Peut-on les utiliser pendant la grossesse ?
Non, les médicaments contre l’obésité ne doivent pas être utilisés pendant la grossesse ni pendant l’allaitement, car les données de sécurité sont insuffisantes. Si vous pouvez tomber enceinte, utilisez une contraception fiable. L’autorité britannique du médicament conseille d’arrêter le sémaglutide au moins deux mois et le tirzépatide au moins un mois avant d’essayer de concevoir.
Le tirzépatide peut rendre la pilule contraceptive moins efficace : une méthode supplémentaire ou non orale est donc conseillée, surtout après le début du traitement ou une augmentation de dose. Si vous tombez enceinte pendant que vous prenez l’un de ces médicaments, contactez immédiatement votre médecin. Consultez notre page sur l’obésité et la grossesse.
Comment éviter les médicaments falsifiés ?
N’utilisez que des médicaments contre l’obésité prescrits par un médecin et délivrés par une pharmacie autorisée. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a alerté sur des stylos de sémaglutide falsifiés, y compris de fausses versions d’un stylo destiné au diabète (Ozempic), retrouvés dans plusieurs pays.
Les produits falsifiés peuvent ne contenir aucune substance active, une mauvaise dose ou une autre substance, ce qui peut être dangereux. N’achetez pas sur les réseaux sociaux, dans des instituts de beauté ou sur des sites qui vendent sans ordonnance, et n’utilisez pas de poudres à reconstituer vous-même.
Signalez les produits suspects à l’autorité nationale du médicament de votre pays.
Ce que propose Obesity Foundation : alimentation, marche et activité physique
Quelle que soit votre décision avec votre médecin au sujet des médicaments, les bases d’une bonne santé restent les mêmes, et c’est là que nous pouvons vous aider. Tout ce que nous proposons est gratuit.
- La marche. La marche est gratuite, ne demande aucun équipement et ménage les articulations. Commencez par une courte marche chaque jour, même 10 minutes, et augmentez progressivement. Chaque marche d’un bon pas, même courte, compte dans les 150 minutes d’activité hebdomadaire que l’OMS recommande aux adultes.
- Une activité adaptée à votre niveau. Nos vidéos d’exercices gratuites existent en trois niveaux : Start (en partie assis, sans sauts), Build et Strong. Vous commencez là où vous en êtes et passez au niveau suivant quand vous êtes prêt.
- Une bonne alimentation. Nos plans alimentaires gratuits sont pratiques et souples, sans régime draconien, avec beaucoup de légumes, de fibres et de protéines, et s’adaptent à vos goûts et à votre quotidien.
- Le sommeil et le soutien. Un bon sommeil, de l’aide face au stress et des proches autour de vous rendent les habitudes saines plus faciles à garder. Un entretien vidéo gratuit (en anglais) avec notre équipe peut vous aider à trouver le soutien qui vous convient.
Vous pouvez vous inscrire gratuitement pour les plans alimentaires, les vidéos d’exercices ou un entretien vidéo (en anglais). Pour en savoir plus, consultez notre page sur l’accompagnement du mode de vie, socle de toute prise en charge de l’obésité.
Questions fréquentes
Obesity Foundation recommande-t-elle les médicaments pour perdre du poids ?
Non. Obesity Foundation ne recommande pas et ne promeut pas les médicaments pour perdre du poids. Vous êtes libre d’en parler avec votre médecin, et cette décision vous appartient. Nous misons sur une bonne alimentation, une activité physique adaptée à votre niveau et la marche, et nous proposons gratuitement des plans alimentaires, des vidéos d’exercices et des entretiens vidéo (en anglais).
Faudrait-il prendre un médicament pour perdre du poids toute ma vie ?
Le poids revient généralement à l’arrêt : l’effet ne dure donc que tant que le médicament est pris. Une utilisation au long cours signifie aussi des coûts continus et un risque d’effets indésirables, et les données sur de nombreuses années d’utilisation sont encore en cours de collecte. Parlez-en à votre médecin avant de commencer ou d’arrêter.
Existe-t-il des comprimés en plus des injections ?
Oui. Certains médicaments pour perdre du poids sont des injections hebdomadaires ou quotidiennes, d’autres des comprimés à prendre chaque jour. C’est à votre médecin de dire quelle forme vous conviendrait, le cas échéant, et l’offre disponible varie selon les pays.
Puis-je utiliser la version « diabète » d’un médicament GLP-1 pour perdre du poids ?
Certains médicaments contre le diabète contiennent la même substance active, mais à des doses différentes et avec des indications autorisées différentes. Les utiliser pour perdre du poids relève de la décision de votre médecin et dépend des règles nationales. N’utilisez jamais le médicament de quelqu’un d’autre ni un médicament acheté sans ordonnance.
Puis-je améliorer ma santé sans médicaments ?
Oui. Une bonne alimentation, une activité régulière comme la marche quotidienne, un sommeil suffisant et le soutien améliorent la tension artérielle, la glycémie, le moral et la forme physique, même quand la balance bouge peu. Commencez petit, à votre niveau, et progressez pas à pas.
Sources
- Celletti F, Farrar J, De Regil L – World Health Organization guideline on the use and indications of GLP-1 therapies for the treatment of obesity in adults, JAMA (2025) (en anglais)
- Wilding et al. – Once-weekly semaglutide in adults with overweight or obesity (STEP 1), NEJM (2021), résumé de l’American College of Cardiology (en anglais)
- Gudzune et Kushner – Medications for Obesity: A Review, JAMA (2024) (en anglais)
- EMA – Mysimba (naltrexone/bupropion) : conclusions de la procédure de saisine (2025) (en anglais)
- Gouvernement britannique / MHRA – GLP-1 medicines for weight loss and diabetes: what you need to know (2025) (en anglais)
- Agence européenne des médicaments (EMA) – L’EMA alerte les patients et les professionnels de santé de l’UE sur des signalements de stylos Ozempic falsifiés (2023) (en anglais)
- Bull FC et al. – World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour, British Journal of Sports Medicine (2020) (en anglais)
